Pourquoi l’OL éliminera le FC Barcelone

Pour son premier huitième de finale de Ligue des Champions depuis 2012, l’Olympique Lyonnais recevra le FC Barcelone ce mardi avant de se déplacer au Camp Nou le 13 mars prochain. L’absence de Nabil Fekir (suspendu) pour le match aller augmente encore la cote d’une qualification de l’OL. Pourtant, voici pourquoi l’Olympique Lyonnais réussira le miracle de sortir le FC Barcelone.

Parce qu’il est habitué aux exploits

Le principal motif d’espoir pour les Lyonnais relève dans le fait que lorsqu’un adversaire costaud se dresse sur leur route, ils parviennent régulièrement à brusquement hausser leur niveau. Tout le monde a encore en tête la double confrontation face à Manchester City en phase de poules qui avait vu l’OL terrasser les Cityzens chez eux (1-2) avant de les accrocher au Parc OL (2-2). Deux exploits d’autant plus remarquables quand on sait que les Skyblues ne laissent quasiment rien à personne cette saison. Mais il existe un exemple encore plus récent avec la victoire sur le PSG d’il y a quelques semaines (2-1), la seule défaite des Parisiens sur leurs 22 premières rencontres de Ligue 1 cette saison. Une victoire de plus pour l’OL dans son stade face au PSG version QSI. Car depuis que le club de la capitale écrase le football français, les Gones sont coutumiers du fait : ils se sont imposé trois fois sur leur quatre dernières réceptions des Parisiens ! Certes, le FC Barcelone est sans doute au-dessus du PSG mais il n’est pas forcément meilleur que ce Manchester City-là. L’idée de l’exploit semble donc envisageable. Quoi qu’il en soit, tenter d’éliminer le Barça en huitièmes de finale est un sacré défi mais loin d’être perdu d’avance.

Parce qu’il n’a rien à perdre 

L’avantage de jouer un si gros club européen en match à élimination directe, c’est que l’outsider n’aura rien à perdre. L’objectif – pas évident – de se qualifier pour les huitièmes de finale de Ligue des Champions est atteint pour l’OL qui ne connaît pas la pression ou l’obligation impérative de poursuivre sa route. La perspective de jouer un cador dans une double confrontation à de quoi exciter joueurs et supporters, mais, pour y croire, pas question d’avoir la boule au ventre au coup d’envoi. Un jeu sans complexe tout en respectant la tactique de Genesio, sans tomber dans l’excès de respect de l’adversaire, sera une des clés pour espérer rivaliser. Jouer avec le frein à main et la peur serait le meilleur moyen pour se faire sortir avec des regrets. En face, une élimination n’est absolument pas envisagée et c’est bien le Barça qui aura la responsabilité du jeu et la pression dans cette confrontation.

@ AP

Parce que ce sera l’occasion de se montrer 

Il y a trois semaines, Memphis Depay déclarait vouloir être « transféré dans un très grand club cet été […] comme le Real Madrid, Barcelone, Chelsea, Manchester City, le Paris Saint-Germain ou le Bayern Munich ». S’il veut taper dans l’œil de l’Europe, qui ne doit pas scruter méticuleusement chacune de ses prestations plus ou moins convaincantes en championnat, l’occasion est toute trouvée. Maxwell Cornet, à la base pas forcément le meilleur Lyonnais de l’effectif, avait par exemple assommé City à l’aller comme au retour, comme pour montrer sa valeur réelle. La visibilité de la Ligue des Champions permet en effet de livrer des prestations qui seront observées et débattues dans toute l’Europe, en particulier pour les matchs de ce calibre. Même s’il y aura un affrontement alléchant entre Liverpool et le Bayern Munich au même moment où Lyon et Barcelone se défieront, nul doute que les Mendy, Aouar ou Ndombele pour ne citer qu’eux sentiront les yeux des recruteurs, à commencer par ceux des Blaugrana, et de Didier Deschamps rivés sur leur prestation. De quoi augmenter l’adrénaline et la motivation.

À lire : Ligue des Champions : qui pour succéder au Real ?

Parce que Bruno Genesio est un sorcier

Après avoir fracassé Guardiola et Manchester City, celui qui est ironiquement surnommé Pep Genesio s’attaque à Ernesto Valverde. Face aux grandes équipes, l’entraîneur lyonnais trouve souvent la clé avant et pendant le match. Ses choix de dispositif et de joueurs mais aussi son discours sont payants, même s’il est bien épaulé pour ce dernier point par Jean-Michel Aulas. Nul doute que le président saura trouver les mots pour motiver ses troupes ainsi que l’entraîneur, qu’il a intelligemment refusé de prolonger trop tôt contrairement à ce qui s’est fait dans un autre Olympique. Les différences d’expérience, de popularité et de réputation des deux coachs sont si grandes que, dans ce football si imprévisible, c’est presque écrit que Bruno Genesio va sortir de son chapeau ses meilleurs tours et donner une leçon tactique à Valverde, qu’il a pu observer au Camp Nou ce samedi.

Parce que le Barça n’est pas imbattable en C1

Le leader de la Liga, qui vient de s’imposer à domicile sans éclat face au quinzième (Valladolid, 1-0), se dirige tout doucement vers un nouveau titre de champion. Mais cette année, l’objectif sera à la Ligue des Champions après trois ans d’échecs. Après l’Atlético de Madrid et la Juventus, c’est la Roma qui avait écarté le FC Barcelone dès les quarts de finale l’an passé au prix d’une remontée historique (1-4, 3-0).

@ AP

Cet exploit illustre bien que sur la scène européenne, le Barça reste encore vulnérable et exposé à une élimination surprise. D’autant plus qu’entre les deux confrontations, les Catalans iront deux fois à Bernabéu pour se qualifier en finale de coupe du Roi et conserver la tête en championnat, quelques jours après un périlleux déplacement sur le terrain du FC Séville. En un mois, le FC Barcelone peut donc tout perdre et ce qui est sûr, c’est qu’il lui sera difficile de réussir sur tous les tableaux. Aux Lyonnais d’en profiter.

Parce que le football est irrationnel

Le football est propice aux exploits et pour en trouver des exemples, il ne faut pas remonter bien loin. En C1, il y a cette fameuse « Romatada » pour le Barça qui pensait avoir largement fait le boulot au match aller. Pour l’Olympique Lyonnais, grand spécialiste des matchs largement dominés mais perdus, la rencontre très récente face à Nice est la parfaite démonstration que l’on peut être favori, tirer vingt-trois fois au but, toucher quarante-neuf ballons dans la surface adverse et réussir à perdre le match sans marquer, et ce deux fois de suite. Il faudra s’attendre à ce que le FC Barcelone fasse du FC Barcelone, mette le pied sur le ballon et campe dans la moitié de terrain lyonnaise, mais pas forcément à ce qu’il s’impose largement.

Le Barça, dont les observateurs voient la qualification gros comme une maison, semble « trop » favori pour ce huitième de finale qui respire tout sauf la banalité au Parc OL puis au Camp Nou. Et si l’OL pouvait ajouter encore un peu d’extraordinaire à ces 180 minutes – minimum – de spectacle, dans une époque où tous les rêves sont permis et réalisables, alors un séisme frappera le football européen…

Rappel : Pronostiquez le vainqueur de la Ligue des Champions 2018-2019.

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