Doha : Les chances françaises de médailles

Les Championnats du monde d’athlétisme ont démarré hier à Doha et se poursuivront jusqu’au 6 octobre prochain. L’équipe de France a plusieurs cartes à faire valoir pour tenter de se rapprocher de son superbe bilan des derniers Mondiaux (cinq médailles dont trois titres).

Mayer, le titre ou rien

Immense favori à sa succession sur le décathlon, Kevin Mayer est la tête d’affiche de la délégation bleue au Qatar. Recordman du monde il y a tout juste un an à Talence, il n’a pas fait de décathlon complet cette saison mais a battu ses records sur le 110m haies (13’55) et sur le poids (17,08m) à Charléty en août dernier. S’il ne fait pas de zéro pointé comme l’an passé aux « Europe » de Berlin à la longueur, on ne voit pas qui pourrait vraiment contester sa suprématie sur la discipline.

Diniz favori, mais… 

Comme Mayer, il est favori au titre mais comme son compatriote, il ne semble pas apprécier les conditions de ces Mondiaux et l’a fait savoir. Alors que le décathlonien a regretté le manque de public et les fortes chaleurs, il pourra concourir dans un stade climatisé contrairement à Yohann Diniz. Le marcheur prendra le départ ce samedi soir d’un 50km qu’il annonce comme « aléatoire » et qui devrait prendre fin à plus de deux heures du matin. Le quadragénaire n’est pas à l’abri d’une défaillance liée à un gros coup de chaud ce qui l’empêche encore de penser sereinement à un deuxième titre mondial de rang.

Lavillenie vers un six à la suite

À 33 ans, Renaud Lavillenie a sa carrière derrière lui mais il est encore là pour tenter de résister à l’avènement de grands talents menés par Thiago Braz, Armand Duplandis et Sam Kendricks, capables de dépasser les 6 mètres. Si on y ajoute les Polonais Lisek et Wojciechowski sans oublier son frère Valentin, cela donne une densité maximale de candidats à la médaille. Décrocher le dernier titre majeur qui lui manque paraît compliqué pour Lavillenie, au contraire de monter sur son sixième podium mondial de rang ce qui semble plus envisageable.

Les hurdleurs peuvent y croire 

Dixième et treizième des bilans mondiaux de l’année, Pascal Martinot-Lagarde et Wilhem Belocian paraissent assez loin des meilleurs sur le 110m haies. Mais pour le premier, l’expérience des grands championnats peut faire la différence dans sa quête d’une première médaille mondiale après deux quatrièmes places (Mondiaux 2015 et JO 2016) alors que son record personnel est à 12’95.

Ludwy Vaillant semble beaucoup mieux placé sur le 400m haies puisqu’il est quatrième mondial cette saison. Problème, les trois de devant (Warholm, Benjamin, Samba) ont une marge considérable sur la concurrence et devraient sauf accident se partager le podium tandis que le record du monde de 1992 (46’78) pourrait enfin tomber.

Un retour en grâce pour PAB ? 

Il est très loin de son niveau d’il y a deux ans où il avait surpris tout le monde, lui le premier, en décrochant un incroyable titre de champion du monde. Pourtant, Pierre-Ambroise Bosse débarque à Doha avec un dossard coloré sans plus de pression que cela mais avec une carte à jouer puisque les courses sont souvent tactiques avant d’être rapides en championnat. En séries, il a terminé troisième en 1 »46’14 et s’est qualifié sans soucis pour les demi-finales. Ce n’est pas le forfait de dernière minute du grand favori Nijel Amos qui l’empêchera de rêver à un nouveau grand tour de magie ce mardi 1er octobre, bien au contraire.

Lamote a une ouverture

La double vice-championne d’Europe Renelle Lamote pourrait également profiter d’une course tactique pour tirer son épingle du jeu sur le double tour de piste. L’absence des trois athlètes hyperandrogènes Semenya, Niyonsaba et Wambui en raison de la réglementation de l’IAAF rebat les cartes et promet une course assez ouverte. Lamote pourrait ainsi être la seule française médaillée dans les courses individuelles si elle réussi un grand numéro.

Les lanceuses en outsider

Des espoirs de podium reposent également sur les larges épaules d’Alexandra Tavernier et de Mélina Robert-Michon. La première, médaillée de bronze à Pékin en 2015, est cinquième au bilan mondial des engagées en finale du marteau ce samedi soir et peut rêver légitimement d’une médaille dans un concours très ouvert qui ne présente aucune grande favorite. Elle s’est qualifiée ce vendredi grâce à un premier jet à 72,91m.

Enfin, la discobole Robert-Michon est toujours présente à 40 ans pour une troisième médaille après l’argent à Moscou et le bronze à Londres même si elle sort d’une saison blanche suite à sa grossesse. Ce serait une énorme performance que de la voir sur le podium vendredi prochain.

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