Avec les derniers matchs des éliminatoires en vue, place au dernier volet de la série sur l’équipe des Bleus pour le Mondial. La défense et le milieu de terrain décryptés, place à l’attaque, où la France semble avoir les meilleurs armes. Si toutefois l’équipe de France se qualifie, quels attaquants partiront pour la Russie ?

Deux Gunners en pointe ou avec la 3G ? 

Par rapport aux couloirs, ce n’est à ce poste où l’équipe de France a le meilleur potentiel mais Didier Deschamps dispose de deux belles cartouches à faire valoir. Olivier Giroud est le titulaire naturel en pointe de l’équipe de France depuis deux ans et l’absence de Benzema, malgré une place de remplaçant en club. Avec les Bleus, il se montre presque toujours performant et se situe désormais à la huitième place des meilleurs buteurs de l’équipe de France (27 buts).
Son concurrent en club l’est aussi sous le maillot Bleu puisqu’il s’agit d’Alexandre Lacazette. L’ex-Lyonnais est arrivé cet été à Arsenal et son début de saison fait de lui un candidat très sérieux au Mondial, même si ses 13 sélections (seulement deux titularisations) ne sont pas forcément toutes rassurantes. On pourrait aussi le retrouver en Russie à cause d’un manque de joueurs de très haut niveau à ce poste.
Le meilleur français d’entre eux ne sera vraisemblablement pas sélectionné pour la Coupe du Monde si la France y participe. En effet, le cas Karim Benzema reste l’éternel débat et Didier Deschamps ne semble pas déterminé à le sectionner. Il n’a d’ailleurs toujours pas donné de raison claire à son absence depuis l’Euro, à l’époque dû à une affaire de chantage aujourd’hui refermée. Pourtant, l’homme aux 81 sélections est toujours aussi précieux au Real Madrid et détient l’entière confiance de Zinedine Zidane.
Si l’un des deux Gunners est hors de forme pour le Mondial, deux autres « G » habitués des Bleus se bousculeront :  Kevin Gameiro et André-Pierre Gignac. Mais le temps de jeu de l’un et l’éloignement de l’autre pourraient inciter le sélectionneur à se tourner vers d’autres joueurs tels qu’un Gomis qui affole la Turquie ou un Ben Yedder en pleine bourre avec le FC Séville, ou alors il pourrait placer dans l’axe certains joueurs de couloirs polyvalents.

Le poste d’Antoine Griezmann est particulier chez les Bleus, il ne joue pas sur un côté, mais plutôt derrière le buteur. Dans ce rôle de numéro 10 offensif, le Madrilène avait séduit la France lors du dernier Euro (6 buts) mais depuis, il peine à maintenir son niveau avec les Bleus aussi bien qu’au sein de l’Atletico. Il reste toutefois dans les plans de Deschamps pour la Coupe du Monde où il devrait être placé en soutien de Giroud pour former le duo offensif qui avait si bien fonctionné à l’Euro. Le Colchonero reste en embuscade, un changement de système et des ailiers pourraient le pousser sur le banc.
À ce poste, Nabil Fekir est un concurrent non négligeable vu son début de saison en fanfare. Capable de jouer sur le côté mais plus à l’aise derrière un numéro 9, l’homme aux neuf sélections a encore un manque d’expérience au niveau international et lui aussi doit son absence actuelle à son positionnement bien particulier. Mais s’il continue sur cette lancée toute la saison et progresse au fil des mois y compris avec les Bleus, sa présence dans le groupe ne fera plus aucun doute.


Un potentiel immense sur les côtés

À gauche, deux profils possibles 

Les meilleurs espoirs du monde ailiers sont pour la plupart français, c’est donc à un problème de riche auquel Didier Deschamps est confronté.
Sur le côté gauche, Dimitri Payet était titulaire indiscutable l’an passé après avoir convaincu le sélectionneur pendant la préparation et le début de l’Euro de l’installer sur un côté dans un rôle de meneur. L’émergence de la nouvelle génération oblige le Marseillais trentenaire à réaliser une très grande saison s’il ne veut pas voir la Coupe du Monde sur le banc de touche ou à la télévision.
Il partage ce profil avec Thomas Lemar, qui a réalisé une très grande performance face aux Pays-Bas avec un doublé à la clé pour sa sixième sélection. Le Monégasque de 21 ans revient de blessure et s’il n’est pas certain de jouer les prochains matchs de l’équipe de France, sa présence dans le groupe pour un éventuel Mondial ne fait pas de doute même s’il devra encore toutefois se battre pour décrocher une place de titulaire.
En ce qui concerne des ailiers, Kylian Mbappé est un cas à part. La révélation mondiale de l’année est capable de jouer à gauche comme à Monaco la saison passée, mais peut également jouer en pointe avec ou sans numéro 9 à ses côtés. Au Paris Saint-Germain, il est clairement considéré comme un joueur de couloir droit, laissant la gauche à Neymar et la pointe à Cavani. Sauf catastrophe, le jeune prodige sera dans les plans du sélectionneur, reste à savoir s’il sera titulaire en Coupe du Monde à seulement 19 ans.
Didier Deschamps a en revanche moins de certitude concernant Anthony Martial, un pur ailier gauche qui s’appuie sur sa vitesse et sa technique. Il sort d’une saison moyenne et malgré une efficacité retrouvée depuis la reprise, il n’a pas été convoqué pour ces deux derniers matchs. Le Mancunien n’aura disputé qu’une rencontre des éliminatoires (septembre 2016 contre la Biélorussie) et n’a depuis plus porté le maillot des Bleus. Il aura une chance de se rendre en Russie s’il trouve enfin une constance dans les bonnes performances tout au long de la saison, mais sa présence dépend aussi de la concurrence.

Jeunesse et vitesse à droite

La jeune génération s’étend aussi à droite, à commencer par Ousmane Dembélé. Tout est allé très vite pour lui aussi, passant de la CFA 2 au FC Barcelone (avec une escale au Borussia Dortmund) en moins de deux ans. S’il s’est blessé dès son troisième match avec le club catalan, son retour est espéré début 2018. Celui qui impressionne par sa technicité et sa vitesse sera à coup sélectionné pour le Mondial s’il retrouve rapidement son niveau une fois sa blessure oubliée.
Son remplaçant est tout aussi précoce mais connaît une intégration au jeu de l’équipe de France plus délicate. Kingsley Coman a le même style de jeu misant sur la percussion et le débordement et pourrait tout à fait convenir à l’attaque tricolore. Remplaçant en club, le Bavarois n’est toutefois pas une valeur sûre et le titulariser en Coupe du Monde serait une petite prise de risque. S’il joue déjà le très haut niveau européen, il lui reste encore plusieurs mois pour prouver que la France doit compter sur lui.
La dernière alternative sur le côté droit est dans la forme de sa vie. À 24 ans, Florian Thauvin fait presque figure de vétéran dans cette attaque. Capable de déborder, d’utiliser ses deux pieds et de repiquer dans l’axe, il sort d’une saison remarquable et semble continuer sur cette lancée. Appelé régulièrement depuis six mois, le Marseillais n’a disputé qu’une dizaine de minutes en juin avec les Bleus. Deschamps a encore le temps avant le Mondial pour le tester plus longuement mais une nouvelle saison exceptionnelle ne lui garantit pas une place en Russie, la faute encore à une concurrence féroce dont on ne peut que réjouir.


Et vous, quelle attaque sélectionnerez-vous pour le Mondial ?


Le milieu de terrain

La défense

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