Le FC Barcelone a dominé ce samedi la Juventus Turin (3-1) pour s’adjuger la cinquième Ligue des Champions de son histoire (1992, 2006, 2009, 2011, 2015). Récit d’un beau duel qui a tourné court au profit d’un Barça au sommet de son art.

Une première période perplexe

Si le score se montre assez net, il n’est pas révélateur de la prestation du Barça qui a mis du temps à dessiner ce beau succès, son cinquième dans l’épreuve.
Dans un stade Olympique de Berlin plein à craquer (fort heureusement), les supporters catalans et turinois étaient venus en masse pour célébrer leurs champions qui ne les ont pas déçus. La finale a parfaitement été lancé par le Barça. Dès la quatrième minute, Neymar offrait un magnifique ballon à Iniesta dans la surface qui servait idéalement Rakitic. Ce dernier a inscrit au point de penalty son second but avec le FC Barcelone en Ligue des Champions sur une action typique du jeu barcelonais, qui est imprévisible cette année. La Juventus a timidement réagi avec quelques offensives vouées à l’échec : le portier blaugrana, Ter Stegen, n’a donc pas beaucoup été inquiété durant les 45 premières minutes. Le premier acte, pas vraiment séduisant, aura été en faveur des catalans qui ont pris le jeu à leur compte mais qui ont vu des transalpins réagir et jouer crânement leur chance. Malgré ce manque de spectacle, la première mi-temps a laissé beaucoup de suspense quant au nom du futur vainqueur.

Quarante-cinq dernières minutes excitantesjuvbar2

La seconde période a mieux débuté pour la Vieille Dame qui a égalisé dix minutes après la pause par l’intermédiaire de Morata. Sur une action lancée par une sublime talonnade de Marchisio pour Lichtsteiner, ce dernier a trouvé Tevez à l’entrée de la surface qui s’est retourné pour frapper. Ter Stegen n’est pas resté assez vigilant pour bloquer le ballon qui est revenu sur Morata, qui n’avait qu’à le prolonger au fond des filets. L’espagnol avait déjà fait mal au Real Madrid en demi-finale, ouvrant le score au match aller et égalisant au retour pour offrir à son club sa place dans cette prestigieuse finale. Et la Juve s’est mis a croire à un retentissent exploit en se créant des occasions de but qui ont fait douter son adversaire. Piqués au vif, les barcelonais sont parvenus à reprendre la main sur le match que les turinois avaient pris l’espace de quelques minutes. Un petit quart d’heure après l’égalisation, Luis Suarez redonna l’avantage au FC Barcelone en reprenant parfaitement un tir de Messi repoussé par Buffon (voir photo), juste devant Rakitic qui aurait pu inscrire un fantastique doublé. Les supporters de la Juve regretteront longtemps l’action litigieuse juste avant ce but. Paul Pogba, idéalement servi au point de penalty, se retournait quand Daniel Alves le mis à terre. Malgré toutes les réclamations et la fureur du français, l’arbitre laissait le jeu se poursuivre et Suarez marquait dans la foulée. Même si le penalty est discutable, cette action a changé le cours du match. Neymar a bien cru donner deux buts d’avance au Barça sur une tête mais l’arbitre de surface a pour une fois été utile. Il a vu le ballon rebondir sur la main du brésilien avant de terminer sa course dans les buts et le but a logiquement été refusé. La Juventus Turin a mis la pression sur Barcelone jusque dans les ultimes instants mais les catalans ont porté l’estocade sur une énième contre-attaque orchestrée et conclue par Neymar.

Malgré une très bonne prestation, les italiens s’inclinent logiquement devant des catalans bourrés de talent, bien aidés par un trio MSN destructeur de défense et casseur de reins mais aussi par un milieu qui perfore les lignes adverses et une défense quasi infranchissable. Le système de jeu des transalpins basé sur le regroupement défensif et une attaque qui repose sur des contres aura parfaitement réussi pour éliminer le Real mais était trop juste pour vaincre ce Barça-là.

Buffon, ce héros déçu

Si la Juventus peut se targuer d’avoir fait douter le Barça, elle le doit essentiellement à un homme, Gianluigi Buffon. Le portier historique italien a longtemps repoussé les assauts barcelonais, avortant maintes reprises les attaques adverses. Sa première parade est intervenue peu après l’ouverture du score lorsqu’il a détournée une frappe de Daniel Alves qui aurait pu mettre son équipe K-O d’une sublime manchette. Il a ensuite arrêté un tir surpuissant de Suarez puis repoussé une nouvelle frappe de Suarez d’une main ferme en corner. En bref, il aura beaucoup écœuré ses adversaires. Avec toutes ces interventions et sa détermination, il a largement contribué à la bonne performance de la Juve qui a longtemps tenu tête aux champions d’Espagne et qui aurait pris l’eau sans toutes ses interventions décisives. Sa rage de vaincre s’est lut sur son visage lorsque Morata a égalisé pour son équipe (voir photo). Cependant, il a manqué de fraîcheur en fin de partie comme son coéquipier Andrea Pirlo, monument du foot italien en larmes après la défaite. A Berlin, Buffon n’a pas eu la même réussite qu’en 2006 où il avait vu le tir au but de Trezeguet s’écraser sur la barre transversale pour remporter la Coupe du Monde au détriment de la France. Même s’il termine cette Ligue des Champions finaliste, c’est sans doute le meilleur joueur du match, héros forcément déçu de cette soixantième finale de Ligue des Champions…

Après les phases de poule, je vous avais demandé via un sondage qui remporterait la Ligue des Champions. Vous n’avez été que 7,5% a donné le Barça vainqueur alors qu’après les quarts de finale, 47% d’entre vous avait voté en faveur du club catalan.

Je vous rappelle que vous pouvez contribuer à l’amélioration de ce blog en répondant au sondage situé à cette adresse : https://resultats-sportifs.net/2015/05/05/le-blog-fete-son-premier-anniversaire/.

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