Tout au long du Tour d’Italie, retrouvez une histoire, un fait de course ou un coureur sulla strada del Giro, comprenez sur la route du Giro. Rendez-vous pour cela chaque jour de course sur ce blog jusqu’à l’arrivée finale du 27 mai. 

Alors qu’une étape de transition était annoncée, le final a une nouvelle fois été chaotique sous un orage qui a mis fin à une journée tranquille et qui a secoué tout le peloton.

Décidément, cette 101e édition du Giro ne connaît pas d’accalmie. Aujourd’hui pourtant, c’était une étape complètement plate jusqu’à dix kilomètres de l’arrivée qui s’annonçait potentiellement favorable à un sprinteur. Une échappée classique composée de cinq coureurs issus des trois équipes italiennes invitées – Bardiani CSF, Androni Giocattoli et Wilier Triestina – a passé la course en tête avant d’être reprise dans les 25 derniers kilomètres. C’est justement à ce moment qu’une bordure a eu lieu dans le peloton, alors plongé en plein orage.

Pozzovivo, Carapaz et Viviani ont été piégé et si les deux premiers ont pu rejoindre le premier peloton, le sprinteur italien a dû se résigner à cette poursuite et oublier la victoire d’étape. Les attaques se sont ensuite multipliées en entrant sur le circuit d’Imola, avec quelques secondes d’avance au maximum. Dans une fin d’étape dantesque sous la pluie, c’est l’accélération de Yates en personne qui a cassé le peloton et fait penser un temps à une arrivée entre puncheurs ou favoris. Les derniers coureurs de tête ont finalement été repris dans la dernière ligne droite.

Favori en cas de sprint massif en l’absence de Viviani, lâché par le peloton, Sam Bennett a attaqué de loin mais son accélération impressionnante n’a laissé aucune chance aux derniers fuyards et aux autres sprinteurs. L’Irlandais remporte donc avec autorité sa deuxième étape et revient dans la course au maillot cyclamen (22 points derrière Viviani). Ce final a en tout cas prouvé une fois de plus qu’on n’a pas le temps de souffler dans ce spectaculaire Giro.

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