Tout au long du Tour d’Italie, retrouvez une histoire, un fait de course ou un coureur sulla strada del Giro, comprenez sur la route du Giro. Rendez-vous pour cela chaque jour de course sur ce blog jusqu’à l’arrivée finale du 27 mai. 

De retour en Italie, le peloton a vécu une journée assez longue et presque calme malgré un tracé en dents de scie, jusqu’à une arrivée très mouvementée et pleine d’intensité.

Il aura donc fallu attendre le final de cette étape escarpée pour assister à du mouvement, du suspens et un peloton très remuant. Si l’équipe UAE de Fabio Aru avait un temps essayer de secouer une course ralentie par le vent, le peloton s’était avant tout contenter de contrôler l’avance des échappées. Une fois ceux-ci repris, l’agitation a gagné les coureurs qui ont pu souffler une fois seulement l’arrivée franchie.

Les derniers kilomètres menant à Caltagirone promettaient la victoire à un puncheur au regard de la rude montée finale, trop courte pour les purs grimpeurs et trop pentue pour les sprinteurs. C’est tout de même au terme d’un sprint en côte que Tim Wellens s’est imposé dans un final désordonné. À la manière de la Flèche Wallonne, il fallait être placé pour jouer la gagne. Le peloton très étiré a évidemment fini par casser et seuls les plus costauds ou en tête de course ont été en mesure de s’accrocher et concéder le moins de distance. Outre le gain de l’étape, l’importance de cette ascension était de jauger brièvement la forme des favoris. Et justement, Chris Froome n’a toujours pas retrouvé un niveau de vainqueur de Grand Tour et a encore perdu du temps. Mais les autres favoris se sont surtout contentés de limiter la casse, sauf Adam Yates qui est allé jouer la victoire, et Dennis a pu garder sa tunique rose.

Il fallait ainsi allumer sa télévision seulement à l’aube des quinze derniers kilomètres, début des premières hostilités, pour assister à un vrai spectacle sportif. Mais la longue attente vers cette montée « casse-patte » était justifiée. C’est rapidement parti dans tous les sens dans cette difficulté avec des coureurs éparpillés, tout en gardant un suspense complet jusqu’à dix mètres de la ligne, le temps pour Wellens de lever les bras. Au lendemain du repos et du transit vers la Sicile, le peloton aura passé ses premiers instants de stress et de fatigue avec ce final presque dantesque après plus de 180 kilomètres de montées et descentes incessantes.

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