Qui dit nouvelle année dit meilleurs vœux pour tous et les acteurs de Ligue 1 ne dérogent pas à la règle. Voici les vœux (réalistes) que l’on peut souhaiter aux vingt équipes du Championnat de France.

Paris Saint-Germain : Le championnat pour les records, la C1 pour l’histoire

Le titre de champion de France 2018-2019 ne suffira pas à combler le PSG. En France, il cherchera à battre tous les records possibles et décrocher un nouveau triplé national. Mais seule la Ligue des Champions comptera à l’heure de faire un bilan sur sa saison. Sortis de la poule de la mort, les Parisiens ont rendez-vous avec Manchester United pour la première étape d’une route qui pourrait les amener jusqu’à Madrid le 1er juin prochain.

Lille OSC : maintenir le cap

L’an passé, les Dogues sont passés par toutes les émotions, du maintien acquis in extremis en Ligue 1 à une place de vice-champion d’automne derrière le PSG. Vu ce qu’il a montré sur cette première partie de saison, le LOSC n’a pas de raison de ne pas tenir sur le podium jusqu’au bout, même si le plus dur n’est pas d’atteindre les sommets mais d’y rester. Si le trio BIP-BIP (Bamba, Ikoné, Pépé) ne se disloque pas durant le mercato, alors 2019 pourrait signer le retour du club en Ligue des Champions. Restons encore prudent mais Lille peut rêver haut cette année…

Olympique Lyonnais : rêver sur tous les tableaux 

Derrière l’intouchable PSG, l’OL est sans doute l’équipe qui a fait la meilleure impression à l’occasion de la première moitié de saison. En championnat, avec une place de dauphin à aller chercher en cas de victoire dans sa rencontre reportée, mais aussi en Ligue des Champions où Manchester City n’aura pris qu’un point en deux matchs face à Lyon. C’est une suite de saison excitante qui s’annonce avec notamment la confrontation face au FC Barcelone qui tombe parfaitement pour cette équipe impériale dans les grosses affiches avant pourquoi pas une victoire en coupe nationale.

Montpellier HSC : viser le top 5 

La deuxième meilleure défense du championnat a elle aussi de quoi jouer le podium. Quatrième à quatre points du LOSC et avec deux matchs en moins, le MHSC est l’équipe surprise de cette saison comme en 2012 où il avait fini champion. Cette année, Montpellier peut tout miser sur le championnat et son système en béton mis en place par Der Zakarian pour disputer les places européennes et continuer à rêver au podium.

AS Saint-Etienne : retrouver les sommets

L’absence de compétition européenne est sans doute un mal pour un bien pour les Verts. Avec simplement la Coupe de France à jouer en plus du championnat, ils se concentreront massivement sur la Ligue 1 dont ils peuvent apercevoir le podium. Voir l’ASSE finir sur la boîte serait une belle surprise mais aujourd’hui l’équipe montre qu’elle en est vivement capable. La cinquième place semble aussi être un honnête objectif pour le moment.

Olympique de Marseille : la Ligue des Champions ou la crise

Pour l’Olympique de Marseille, la donne est simple. Ce sera le podium en mai prochain pour boucler la troisième saison de l’ère McCourt « OM Champions Project » ou la catastrophe. Piteusement éliminés de Ligue Europa avec des résultats qu’il ne vaut mieux pas rappeler, ainsi que de la Coupe de la Ligue, les Olympiens ont un mercato et une demie-saison pour reconquérir les cœurs et une place en Ligue des Champions six ans après.

@ L’Equipe

RC Strasbourg Alsace : assurer en Ligue 1, jouer les coup(e)s à fond

Le Racing semble prendre goût au haut de tableau. Même s’il compte un voire deux matchs en plus par rapport aux équipes proches au classement, il n’a pour l’instant passé que quatre journées dans la seconde partie du tableau. Pas mal pour un club qui, promu, avait décroché son maintien à l’avant-dernière journée en mai dernier. Ayant déjà une belle marge d’avance sur la zone de relégation, Strasbourg pourrait alors s’appuyer sur les coupes pour vivre une fin de saison palpitante dans une Meinau qui vit pour ce genre de matchs.

Stade Rennais FC : enfin gagner 

Le Stade Rennais décrochera-t-il en 2019 son premier trophée depuis 1983 ? C’est la question qui revient comme un marronnier mais qui prend du sens cette année. Encore en lice sur quatre tableaux (championnat, Coupe de France, Coupe de la Ligue, Ligue Europa), les Bretons sont transcendés depuis l’arrivée de Stéphan sur le banc. Les places européennes sont encore atteignables tandis que la Coupe d’Europe donnera encore des émotions à ses supporters qui rêvent d’une victoire en coupe.

Stade de Reims : passer un printemps tranquille, loin devant l’objectif maintien

2018 a déjà été une très belle année pour Reims mais cette cuvée en attend une tout aussi bonne en 2019. Après la brillante promotion accompagnée par un titre de champion de France de Ligue 2, les Champenois ont été une des équipes surprises du début de saison. Cette neuvième place n’est que méritée et, portés par une impressionnante défense, ces derniers n’ont pour l’instant aucune raison de s’inquiéter de leur classement en mai prochain.

OGC Nice : rebondir

L’arrivée de Vieira ne suffit pas pour l’instant à relancer l’OGC Nice. Le troisième du championnat en 2016-2017 peine à enchaîner les bons résultats en ce début d’exercice 2018-2019. Il faut sans doute laisser encore du temps au nouvel entraîneur pour s’adapter à la Ligue 1 et pourquoi pas trouver la recette qui permettra aux Aiglons de viser aux places européennes. Mais 2019 ne s’annonce peut-être pas comme l’année la plus excitante pour Nice…

FC Girondins de Bordeaux : préparer le futur du club 

Pour cette saison de transition suite au rachat des Girondins par le fond d’investissement américain GASP, Bordeaux connaît des débuts plutôt moyens avec une place stabilisée en milieu de tableau et une élimination en phase de groupe de Ligue Europa. L’objectif d’aller titiller l’Europe paraît complexe au regard de la concurrence en haut, alors il faudra bien préparer la nouvelle ère en donnant de l’espoir aux supporters grâce au mercato estival notamment. Ce travail a déjà commencé avec le retour de Ricardo en tant que manager.

Toulouse FC : se donner de l’air

Au lendemain d’une saison qui a vu le TFC se maintenir après les barrages, le club semble mieux parti pour vivre un printemps plus respirable. Mais la dix-huitième place n’est qu’à cinq longueurs donc aucun relâchement ne sera toléré au classement. Avec le même sérieux jusqu’au bout et un Max-Alain Gradel aussi efficace dans son rôle de buteur, Toulouse est armé pour s’éviter bien des frayeurs en fin de championnat et éventuellement intégrer à nouveau le top 10.

FC Nantes : viser un retour en haut

L’arrivée de Vahid Halilodzic a déjà changé beaucoup de choses à Nantes, elle pourrait être capitale dans la réussite de fin de saison. Les Canaris ont déjà sortis la tête de l’eau, grâce notamment à quatre succès de rang et 14 buts inscrits à l’automne, mais ont montré qu’ils pouvaient viser largement plus haut que cette 14e place. Les rangs européens restent accessibles d’un point de vue comptable mais surtout réaliste, tant la troupe de coach Vahid a du potentiel.

@ Ouest-France

SCO Angers : s’éloigner de la peur

La marge d’avance sur la place de barragiste est très faible pour le SCO. Mais avec au minimum un match de moins que ses principaux concurrents, le club n’a pas de quoi s’inquiéter dans l’immédiat des trois points qui le sépare du DFCO. Angers a vraiment les ressources pour rester en Ligue 1 et même jouer au-dessus des places qui font peur. Dans ce cas, il ferait bien d’accrocher le wagon d’au-dessus qui le mènera vers une fin de saison paisible dans le ventre mou du championnat.

Stade Malherbe Caen : réussir la mission maintien

Le Stade Malherbe ne fait plus l’ascenseur Ligue 1 – Ligue 2 depuis quelques saisons et c’est une bonne habitude à ne pas perdre. Cette saison encore s’annonce délicate pour le SMC qui ne pourra rien espérer de mieux que le maintien. Ce serait déjà une très belle chose que d’enchaîner une cinquième saison consécutive en Ligue 1 et se fixer toujours les mêmes objectifs. Battre un gros à domicile ou réaliser une épopée en coupe permettrait aussi aux supporters de vibrer un peu plus.

Amiens SC : espérer une troisième saison dans l’élite

Comme attendu, la deuxième saison de l’ASC en Ligue 1 s’avère compliquée. Mais les joueurs doivent accepter de lutter et se battre toute l’année pour rester dans l’élite sans y prendre forcément un plaisir fou. Depuis août, les Picards n’ont jamais vraiment connu autre chose que le bas de tableau et c’est bien parti pour durer même si certains candidats derrière ne semblent pas particulièrement plus prometteurs ou emballants. 2019 pourrait aussi être très long pour Amiens…

Dijon FCO : relever la tête avec un nouveau coach

Après une saison éclatante par le jeu mais aussi par ses meilleurs résultats dans l’élite (11e), Dijon connaît des lendemains difficiles. Les seize petits points récoltés ont même poussé la direction à remercier Olivier Dall’Oglio, pourtant sur le banc depuis 2012, le jour de la Saint-Sylvestre. La situation de barragiste n’est pas encore désespérée – le premier non-relégable n’est qu’à une longueur – et ce changement peut faire beaucoup bien. Le club espère trouver par là rapidement un second souffle pour éviter la descente.

AS Monaco FC : éviter le drame à tout prix

L’heure n’est plus à se demander comment Monaco en est arrivé là, d’un titre de champion de France et d’une demi-finale de Ligue des Champions à la lutte pour le maintien dix-huit mois plus tard, mais d’agir rapidement. À force de se persuader que la catastrophe est inenvisageable avec un tel effectif malgré l’inexpérience de son entraîneur, l’ASM se rapproche à petit pas de la relégation. Mais le club compte sur le mercato et le retour en forme de ses blessés pour ne pas revivre une descente en Ligue 2.

En Avant Guingamp : croire au miracle

Ce ne sont pas tant les cinq points qui séparent l’En Avant de Dijon, barragiste, qui inquiètent particulièrement mais plutôt le rythme de la lanterne rouge du championnat. Comment une équipe vainqueure de deux petits matchs sur la phase aller peut-elle s’en sortir ? La réponse sommeille sûrement en Jocelyn Gourvennec, rappelé début décembre pour réussir l’exploit encore à portée de jambes de rester en Ligue 1 en 2019.

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