Tout au long du Tour d’Italie, retrouvez une histoire, un fait de course ou un coureur sulla strada del Giro, comprenez sur la route du Giro. Rendez-vous pour cela chaque jour de course sur ce blog jusqu’à l’arrivée finale du 27 mai. 

Alors que l’arrivée un sommet promettait un combat pour la victoire d’étape et éventuellement pour le classement général, la pluie a glacé tout le peloton qui sera finalement resté très calme.

C’est à 25 kilomètres de la ligne que la course s’est durcit un temps avec plusieurs éléments qui ont contraint à un changement de physionomie : avec l’ascension finale en approche, l’apparition de la pluie, la mésentente dans l’échappée et un peloton enfin décidé à rouler ont amené beaucoup de nervosité. L’écart de 4’30 a fondu comme neige au soleil et n’était plus que de deux minutes au début la montée de 17 kilomètres menant à l’arrivée. Sur une route détrempée, les différences se sont faites à l’arrière dans un peloton à nouveau passif en attendant la bataille pour le gain de l’étape. Devant, les sept fuyards ont paniqués et sont beaucoup attaqués, sans pour autant faire de réelles différences, sentant le peloton revenir.

Mais l’ascension aura accouché d’une souris et même si la pente semblait insuffisante pour que les purs grimpeurs puissent creuser un écart, personne ne semblait motivé à tenter quelque chose. Complètement trempé, le peloton semblait plus soulagé à l’arrivée d’en avoir enfin terminé avec cette montée que frustré de n’avoir rien essayé. Il faudra toutefois noter la chute de Chris Froome, décidément pas serein, qui est allé seul à la faute, visiblement pas concentré dans un virage.

Mais aucun des favoris n’en a profité et il faudra attendre les derniers hectomètres de cette longue ascension pour voir enfin du mouvement. Cherel puis Carapaz sont sortis, derrière cela n’a pas bronché et c’est l’Equatorien qui a pu revenir sur le dernier échappé, Bouwman, lequel aura pu entrevoir la victoire. C’est donc en solitaire et sans concurrence que le maillot blanc s’est imposé, devant Formolo et Pinot. Le Français est le seul favori à s’être montré dans les derniers mètres, pour aller chercher quatre secondes de bonifications et grimper à la quatrième place du général. Il a donc terminé aux devants d’un groupe imposant encore constitué de 28 coureurs au sommet, ce qui montre bien la passivité du peloton dans le final.

Si la pluie a sûrement eu son importance dans cette expectation générale, on ne peut être que déçu par cette arrivée au sommet. L’étape de demain sera l’occasion pour tout le monde de se rattraper avec un final encore plus exigeant et une étape globalement plus escarpée qui promet plus de spectacle.

Publicités