Depuis le mois d’octobre et le lancement de la saison, le ski alpin français se porte très bien, particulièrement sur le slalom géant. Focus sur les deux tricolores particulièrement en réussite, Alexis Pinturault et Tessa Worley.

Pinturault sur sa lancée

Cela fait déjà plusieurs saisons qu’Alexis Pinturault occupe régulièrement le haut de tableau que cela soit en Slalom, en Géant, en Super G ou encore en Super Combiné, et donc au classement général de la Coupe du Monde. Fort de ses 8 succès l’an passé et de son troisième globe du combiné, le Savoyard a démarré la saison sur les chapeaux de roue et dans la continuité de la précédente, en remportant la première course, le Géant de Solden. Cette victoire lui a permis de devenir le tricolore avec le plus de succès en Coupe du Monde (16), effaçant Jean-Claude Killy des tablettes. Il s’est ensuite classé troisième du premier Géant de Val d’Isère (initialement prévu à Beaver Creek mais reporté en France pour manque de neige) avant de s’imposer sur le second ce samedi.

Avec trois podiums en autant de course, le Français est en tête du classement du slalom géant devant son adversaire de toujours, Marcel Hircher, deuxième à chaque fois. C’est justement l’Autrichien qui domine pour le moment le général, même s’il le chemin est encore long jusqu’à son sixième gros Globe de Cristal consécutif. Deuxième de ce classement, Pinturault a toujours terminé en troisième position derrière Hirscher et un Norvégien (Svindal en 2014, Jansrud en 2015, Kristoffersen en 2016). Nul doute que les ambitions du Français risquent d’être supérieure cette année, avec comme cerise sur le gâteau les Championnats du monde de Saint-Moritz (6 au 19 février) où il n’a jamais pu ramener mieux que du bronze en 2015. Du haut de ses 25 ans, Alexis Pinturault a tout pour devenir rapidement un géant de sa discipline.

Worley, le come-back

Tessa Worley est de retour ! Aucun podium, une 27e place finale au classement général : la Française, qui venait de vivre une saison presque cauchemardesque, comme les deux précédentes, était presque retombée dans l’anonymat. Cette longue période de disette est d’autant plus surprenante pour Worley quand on connaît son passé glorieux. En 2010-2011, elle avait signé trois succès sur le circuit de la Coupe du Monde et acquis une deuxième place au classement final du Géant, sans oublier sa médaille de bronze aux Mondiaux. Depuis 2012, elle n’avait remporté qu’une étape de Coupe du Monde ainsi qu’un titre de championne du monde en 2013 à la surprise générale. La lumière n’était donc logiquement pas braqué sur la skieuse du Grand Bornand qui en a profité pour sortir de l’ombre et briller à nouveau.

worley2

Des trois Géants disputés cette saison, sa spécialité, elle en a dominé deux tout comme son compatriote Pinturault. Ses deux victoires, à Killington puis à Sestrières, l’ont mise dans de bonnes dispositions quant à la course au Globe du Géant. En revanche, elle ne parvient pas à performer dans les autres épreuves, le classement général sera donc injouable avec en plus une Mikaela Shiffrin intraitable sur le slalom, l’Américaine ayant gagné les 12 derniers auxquelles elle a participé, tout cela à 21 ans ! Tessa Worley devrait donc se concentrer presque exclusivement au slalom géant et peut encore nous gratifier de belles émotions…

Sans oublier…

Si Alexis Pinturault et Tessa Worley rayonnent, les autres Français ne sont pas en reste. D’abord, Mathieu Faivre a signé à domicile sa première victoire le week-end passé dans une course folle où quatre Français s’étaient incrustés dans le top 5 ! Cette performance s’inscrit dans le sillage des deux triplés bleu-blanc-rouge de la saison passée. À 24 ans, celui qui occupe la cinquième place provisoire du général représente l’avenir de l’alpin tricolore. Thomas Fanara avait terminé quatrième de la course, après une sixième position inaugurale. Mais à 35 ans, il a déjà mis un terme à sa saison, touché au genou. Il ne faut enfin pas oublier Victor Muffat-Jeandet, auteur d’un bon début de saison, ou encore Adrien Théaux, présents dans les 20 premiers du classement général. Une chose est sûre, les Français ne devraient pas s’arrêter là et ce début de saison parfait ne peut qu’augurer de bonnes nouvelles tout au long de l’hiver.

Publicités