Rafael Nadal of Spain plays a shot to Quentin Halys of France during their men's singles match at the French Open tennis tournament at the Roland Garros stadium in Paris, France, May 26, 2015. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Rafael Nadal a l’occasion de remporter le tournoi de Roland-Garros, qui débute ce dimanche, pour la dixième fois de sa carrière, une performance hors-norme. Est-ce un simple rêve ou faut-il penser que l’espagnol est capable de triompher encore sur la terre battue parisienne ?

LES RAISONS D’Y CROIRE

Il revient en forme 

Cette année, Rafael Nadal a déjà remporté deux tournois, alors qu’il n’en n’avait soulevé que trois sur la totalité de son année 2015, dont aucun Grand Chelem, une première depuis 2004. Après une saison catastrophique, l’espagnol revient en grade forme et semble avoir retrouvé son tennis des années de gloire, surtout sur terre battue. Son titre au Masters 1000 de Monte-Carlo témoigne de son retour sur terre battue, tout comme son succès à Barcelone une semaine plus tard. Il y a même du positif dans ses défaites à Madrid et Rome, à l’issue de combats immenses et intenses face à Murray puis Djokovic. Par rapport à l’an dernier, où des blessures l’avaient empêché de jouer à son meilleur niveau, ce n’est pas le même Nadal qui aborde Roland-Garros avec la capacité de s’imposer une nouvelle fois Porte d’Auteuil.

Roland-Garros est son jardin

Même lorsqu’il n’était pas au mieux pendant une saison, Roland-Garros a chaque fois été un bol d’air dans son année, il s’y sent comme chez lui. Quand il est en forme, il se balade sur le court au milieu d’une foule acquis à sa cause, comme un enfant dans son jardin. Si l’on excepte ses deux défaites en onze éditions (2009 et 2015), le majorquain arrive toujours à se sublimer à Paris pour retrouver un niveau stratosphérique. S’il fallait encore le prouver, voici une chiffre qui atteste de la suprématie « nadalienne » à Roland : 97,2% de victoires, soit 70 victoires pour 2 défaites…

Un Djokovic battable arrive dans le doute

Le principal adversaire du nonuple vainqueur de Roland-Garros est bien évidemment le numéro un mondial, Novak Djokovic, même si plusieurs joueurs sont très dangereux. Alors qu’il écrasait tout en 2015 et début 2016, le serbe est un peu à la peine ces dernières semaines, à son échelle bien sûr. Son bilan de 2016 est toujours largement favorable (37 succès, 3 revers) mais depuis Monte-Carlo et sa défaite surprise au premier tour face à Vesely, on le sent moins serein. Après avoir remporté brillamment Madrid, c’est Rome qui l’attendait et cela n’a pas été de tout repos. Un 6-0 encaissé par Belucci, deux combats monstrueux face à Nadal et Nishikori et une finale perdue logiquement devant Andy Murray hier (6-3 6-3) sèment le doute pour celui qui n’a toujours pas triomphé à Roland et qui débarque plutôt en mauvaise posture. Mais on connaît sa force de caractère et Nadal devra grandement s’en méfier.

LES RAISONS DE DOUTER

Il arrive en bout de course dans sa carrière

On pourra dire qu’il n’a bientôt « que » trente ans, que Roger Federer joue encore à très haut niveau à 35 ans, mais Rafael Nadal semble avoir tellement donné dans sa carrière qu’il paraît au bout du très haut niveau. Le terre battue demande une telle exigence physique et use les corps si rapidement que Nadal ne devrait pas être compétitif sur cette surface pendant bien longtemps. Sa défaite l’an passé en quart face au Djoker est peut-être la fin d’un cycle. Dans les autres tournois du Grand Chelem, il n’y arrive plus depuis quelques années. Pour cause, il n’en a remporté qu’un depuis 2010 (US Open 2013), hors Roland-Garros évidemment, une preuve de plus que Rafa est sur la pente descendante.

Il n’est plus invincible sur terre battue

En plus de ne plus gagner sur les autres surfaces, il n’en demeure pas moins prenable sur sa terre battue fétiche. Par exemple, il s’est incliné à Buenos Aires face à Thiem en février, avant d’en faire de même dans la foulée contre Cuevas à Rio. Même si le numéro un espagnol a repris son bien à Monte-Carlo, il n’a même pas atteint la finale de Madrid et Rome. Il y a d’abord eu cette défaite significative contre Andy Murray à domicile. Malgré une belle résistance comme toujours, Nadal s’est incliné en demie de « son » tournoi de Madrid, sur sa surface. Et puis la majorquain a livré un match de titan face à Djokovic à Rome, que le numéro un mondial a remporté en quart de finale. Même si ces deux rencontres se sont jouées sur très peu de choses, le roi de Roland-Garros les a perdues comme un symbole, juste avant le Grand Chelem parisien.

La concurrence est rude

Cette année il y aura une très forte concurrence sur la terre battue parisienne pour Rafa avec plein de nouveaux talents qu’il faudra surveiller de près en plus de ses habituels rivaux. A part Novak Djokovic qui sera surmotivé, il faudra désormais faire avec Andy Murray, qui a explosé cette saison sur la terre battue avec notamment son triomphe à Rome. Le britannique, nouveau numéro deux mondial, n’avait conquis aucun titre sur cette surface avant 2015. En plus des outsiders tels que Wawrinka, Nishikori ou encore Berdych, on espère voir des français en pleine forme, comme un Tsonga numéro 7 mondial qui devra tenir son rang. L’explosion de plusieurs jeunes prometteurs, Kyrgios, Thiem ou encore le français Lucas Pouille, aura aussi son importance, ces derniers pourraient également jouer les troubles faits pour Rafael Nadal.


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